• La pêche du jour est un tissu japonais trouvé chez Inès Patchwork (37 rue Saint Ambroise à Paris). D'après ce que j'ai compris, il est censé avoir été tissé et teint de manière traditionnelle au Japon. C'est en fait un jacquard au tissage lâche et aux fibres de diamètre inégal, qui a un toucher proche du lin.
    Le tragique de la situation était que j'étais déjà passée plusieurs fois devant cette boutique sans jamais calculer qu'on y vendait cette denrée précieuse entre toutes : le tissu. Ici majoritairement du coton imprimé comme on s'en doute, et pour tous les goûts, du flashy-criard au plus discret. Comme la sélection de motifs est beaucoup plus large que dans les magasins de tissus généralistes, beaucoup m'ont plu, mais c'est celui-ci qui m'a le plus intriguée ce qui fait j'en ai demandé 3 mètres.

    Aubépine


    La folie de la dépense m'étant montée à la tête, je me suis laissée porter, sans volonté (oulah, trop d'accordéonistes dans le métro !) jusque chez Brin de cousette où j'ai moi-même abusé de cette langueur de bain chaud pour verser une Aubépine dans le panier. Oui, parce que les patron indés (enfin ceux qui sont déjà imprimés), c'est un peu la balnéothérapie de la couturière. On y laisse à chaque fois un petit morceau de soi (le même jour j'en ai donc acheté un de chez Victory et un de chez Colette, total : près de 50 euros les 3 patrons. Remballe ton abonnement à burda, auto-papa Noël !), mais qu'il est relaxant de se laisser porter par des explications suffisamment développées où l'on est sûr de ne pas devoir deviner la moitié de la marche à suivre en lisant entre les lignes !

    Aubépine

    Aubépine
    Oh, une photo floue ...

    Aubépine

    Énumérons maintenant les quelques modifications apportées :
    1 - Corsage allongé d'1cm (je suis une demi-grande. Mais vous avez le droit de dire que c'est parce que j'ai les seins qui tombent, car médire fait partie des joies du blogging, et qui voudrait priver un honnête passant de ce réconfort bien légitime en cette veille de Noël ?), et pinces réduites d'1cm (mon bonnet B flottait un peu dans la Bleuet). Comme je n'avais pas calculé qu'un article sur l'adaptation poitrine avait été publié, j'étais allée me renseigner chez Colette-en-face, fait mon SBA, rogné 0.5cm sous la poitrine, ce qui s'est avéré après coup être la démarche conseillée par Éléonore.
    2 - Manches allongées de 7cm pour pouvoir faire un revers et un petit volant après l'élastique.
    3 - Jupe ratiboisée sur les côtés. Comme le grand évasement de la jupe ne m'inspirait qu'à moitié, et que j'aimais bien le tombé de la jupe faite à la robe d'inspiration empire de cet été, j'ai coupé la poire en deux en retirant 8cm en bas des côtés.
    4 - Et enfin la jupe a été allongée de 10cm et 3 plis religieuses de mêmes dimensions ajoutés. Comme le tracé n'était plus que légèrement courbe et le coton très coopératif, ça s'est bien passé. Photos faisant foi, c'était une très bonne idée.

    Aubépine

    Un heureux évènement...
    S'est produit il y a deux heures : j'ai mangé une excellente langue de bœuf. Elle aime déjà la musique !

    Dernier détail, elle est en 38, qui est un chouïa plus petit que ma vraie taille.

    Et vous avez vu ?
    Nan, me dites pas que vous avez pas vu.

    Aubépine

    Oui, il y a des plis religieuses sur le lien. J'en ai chié comme jamais pour le retourner et ensuite le faire passer dans la coulisse. Certains font du yoga, d'autres de la couture :)

    Aubépine

    Petit incident de parcours lié au tissé lâche de l'étoffe... on découd et on recommence.

    Pour la doublure, je me suis rabattue sur un coton de couleur adéquate chez sacrés coupons, mais j'aurais du me rendre compte sur place qu'il n'était pas assez fin pour cette mission. Il est rêche et fait d'affreux "frrrt, frrtt" à chaque mouvement. Je n'étais donc pas emballée par cette doublure, ou plutôt si, car j'avais l'impression de jouer le rôle du gros paquet cadeau dans la pièce de fin d'année. J'ai eu rapidement une telle envie de lui balancer un litre de Soupline sur la gueule tandis que je manipulais cette robe empesée pour faire les manches, que j'ai tout laissé jusqu'au lendemain, où, façon Barbe Bleue, j'ai saisi par les cheveux une mignonnette robe empire h&m à la peau douce du sac à recyclables pour la traîner sur le billot. "Ah-ah, j'ai rugi, tu veux jouer la maligne avec tes 4 plis plats devant-derrière, je vais t'en donner du pli plat moi, coquine !" Et hop, mariage forcé.

    Aubépine

    Feue la robe empire h&m

    Aubépine

     

    Ce qui me plaît un peu moins dans le modèle ce n'est pas le volume autour du bide, ça je m'en fiche, ce sont plutôt les épaules rondes et le décolleté un peu trop modeste sur les épaules (même si un grand décolleté n'est pas pas facile à réchauffer l'hiver). Et heureusement que j'ai diminué la largeur de la jupe car je crois que je n'aurais pas supporté plus de volume. Je regrette un peu de ne pas avoir tenté de la faire très longue, puisque c'était un peu le désir de départ, pour voir ce que ça donnait avec le tablier empire. Mais là aussi, comme pour l'échancrure du décolleté, mieux vaut un peu de réalisme si on compte vraiment porter l'habit.

    Aubépine

    **********

    Aubépine

    Les cimetières de Paris vous souhaitent un joyeux Noël !


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  •    L'utilité en couture est une notion avec laquelle on apprend à jongler. Ainsi je viens de détruire le pantalon "cul d'éléphant" du burda de novembre qui était pourtant réussi et qui m'a demandé du temps, et ce pragmatiquement afin d'éviter un embouteillage de penderie... inutile.

    Un éléphant peut en cacher un autre

    J'ai donc du faire le pari que ce pantalon portefeuille ne me plairait pas plus ultérieurement, puisqu'il m'arrive régulièrement de redécouvrir quelques années plus tard des vêtements mis au repos peu après leur réalisation. C'est à croire que je synthétise des anticorps pendant que je travaille sur certains projets, qui font qu'arrivée à la fin de leur confection je suis saturée du modèle au point d'avoir envie de le laisser au mitard quelques temps. Comme la bonne mimolette :P , le bon projet couture exhale tous ses arômes après maturation de plusieurs mois en cave. Pour certains la remontée au grand jour est une bonne surprise, d'autant meilleure que je redécouvre chacun des détails que j'avais pensé à y mettre, et valide les goûts de naguère et les essais tentés alors. D'autres sont intéressants, mais la limitation qui m'en avait détournée est rapidement identifiée.

    *********

    Un exemple de bonification, encore que celui là je l'aie porté plusieurs fois après sa confection. Pantalon burda easy AH2010 un peu augmenté en largeur je crois, et surtout en longueur pour faire un double ou triple revers.

    Un éléphant peut en cacher un autre

    Encore un pantalon qui fait la fesse molle, mais j'aime bien la coupe et surtout le tissu utilisé, un drôle de velours à raies très fluide dont l'endroit est à l'intérieur, car l'envers formait de fines rayures irisées intéressantes. Très confortable et pourtant contrairement au pantalon cul d'éléphant, pas de sensation d'être dans un pyjama.

    **********

    J'ai donc recyclé ledit pantalon en un modèle de jodhpur proposé dans le burda de février 2010 et que je voulais tester depuis longtemps, attendant l'occasion. J'ai gardé les mollets de l'ancien pantalon et ai du employer par manque de tissu une jupe culotte tirée de l'armoire dont le seul tort était d'être en laine à près de la même couleur et d'être pourvue d'un zip. Comme d'habitude, 40 en bas et 38 à la ceinture, seyant ok et le pantalon redescend bien après station assise.

    Ensuite. Je ne sais pas vous, mais j'ai un gros problème avec les passants de ceinture devant en général. Dans le magazine, tout va bien dans la vie de la dame de chez burda, elle a des fesses de chat et un ventre de lévrier, donc sa ceinture reste où on lui a dit de rester. Moi qui ne suis pas de pure race, quand je mets un pantalon, il fait toujours le sourire du plombier, mais devant et en plus poli. Et qu'arrive-t-il quand les passants de ceinture sont très éloignés du centre ? Et ben on voit tout le boutonnage du pantalon, un morceau de chemise, et la boucle de ceinture encore au dessus (the sky is the limit!). La classe internationale. Vous me direz, c'est pour ça que Dieu a créé les bretelles, m'enfin après, Dieu a aussi créé les hispters et les ploucs qui portent leur bretelles pendantes de chaque côté du benne (j'ai toujours envie de tirer dessus pour évaluer le taux d'élasthanne quand j'en vois un passer)... Donc, ces fameux passants devant, je les rapproche toujours un peu du milieu pour rester présentable.

    Un éléphant peut en cacher un autre

    Un éléphant peut en cacher un autre

    Un éléphant peut en cacher un autre

    J'ai profité d'un moment de ras-le-bol au moment de finir la ceinture pour tenter la méthode du biais en finition de la partie interne ; c'est joli et ça limite un peu l'épaisseur.

    Un éléphant peut en cacher un autre

     

    Un éléphant peut en cacher un autre

    Chassez le moujik, il revient au galop

    Un éléphant peut en cacher un autre

     


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  •  Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Il était une fois une petite demoiselle appâtée par un patron protéiforme du burda de novembre, et prête à sacrifier sur l'autel des cassages de gueule et des réussites impromptues un coupon de lainage de chez sacrés coupons. Un coup de coeur, ce lainage: chevrons marron clair et gris bleu pour un rendu marron-gris absolument-ce-qu'il-lui-fallait.

    Le magazine permettait de s'apercevoir qu'on avait affaire à un patron casse-gueule : version loque avec un tissu mou (jugé absolument immonde en l'état actuel de mes goûts) et une version mieux définie en crêpe foncé d'aspect plus prometteur, mais présentée sur une créature brindilliforme.

    Ah, burda... c'est moi qui me déshabitue ou c'est de pire en pire chaque mois niveau mannequin ? Ces novembre et décembre, on dirait vraiment qu'ils les ont toutes sélectionnées dans un camp secret où seraient élevés depuis 70 ans les meilleurs rejetons de race aryenne en prévision de la troisième guerre mondiale (la guerre par le charme probablement, bien que dans ce cas ça ne fonctionne pas trop sur moi). Décoince un peu, bubu, ouvre un ottobre pour voir, c'est pas grave si tu mets une femme un peu dorée qui fait vraiment un 42 sans nous préciser que ce n'est pas une taille normale !

    Étant dans une période queue-de-pie, j'ai joué. En 40 avec la taille en 38. Avec 10cm en moins d'office parce qu'avec 122cm de long le patron me recouvrait les orteils... Il a fallu diminuer l'intérieur des cuisses et le milieu devant parce qu'en outre l'enfourchure a une fâcheuse tendance sarouelisante et que le tour de taille était encore trop grand. Je me demande ce qu'aurait donné un patron avec une enfourchure normale et les replis de chaque côté.

    Avant :

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Après :

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    La présence des poches dans les coutures latérales et des deux pinces achèvent de donner l'impression que la ceinture est un brutal goulet d'étranglement. Après avoir cousu une fronce à la main sur l'ouverture extérieure de la poche ça s'arrange un peu, mais c'est cette cerise sur le gâteau façon couche-culotte qui me déplaît vraiment. Le reste : de dos, de côté, et la disposition des plis me vont comme ils sont.

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Et voilà le prodige accompli par burda : transformer la souris de laboratoire en éléphant. La révélation de ma féminité, des hanches de reproductrice qui sortent de l'ombre ! Tiens pour la peine je vous montre un modèle de pantalon du même genre fait il y a 5 ans, issu d'une pochette (simplicity ?) trouvée en vacanstage chez une tante.

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Cul d'éléphanteau, pied de bouquetin, c'est toujours un plaisir quand tu portes des chaussettes avec ces pantalons-là. Tu t'asseois, tout va bien, tu te lèves, le pantalon tout à son étreinte langoureuse avec l'élastique de chaussette refuse de redescendre... Donc pour le nouveau pantalon, j'ai ajouté 2 cm en tour de cheville de façon préventive. Donc la jambe reste fine sans coller. Comme la taille n'est pas trop haute, on n'est pas scié non plus quand on s'asseoit. Et ça a beau être de la pure laine, ça ne gratte pas (j'avais fait une doublure, mais le contact et le bruit m'agaçaient trop, je l'ai virée). Le plus bizarre niveau sensation c'est ce flottement autour de l'arrière-train qui donne l'impression d'être encore en pyjama et de ne pas pouvoir sortir décemment comme ça.

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Miss Diongoma* 2013 : participation de dernière minute

    Je ne sais pas si je vais être très patiente avec ce pauvre pantalon mutant. En plus j'ai déjà un projet de recyclage possible pour lui... Il faut que je me fasse une raison avec les patrons bizarres de burda; j'adore jouer avec mais je les porte très peu. Par exemple, je pense que je finirai bientôt par recycler celui-ci.

    *Petite blague : où donc ai-je pris connaissance de cette compétition où le 120 de tour de hanches est de rigueur, moi qui n'ai à peu près aucun lien avec la culture sénégalaise ni de telle ambition pour mon derrière ? Sur France Cul', évidemment !


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  • Une fois n'est pas coutume, cet automne, j'ai mené plusieurs projets de front car j'en ai entamé deux au long cours en septembre: le gilet à côtes perlées et la veste queue-de-pie burda.

    Petit à petit, l'escargot fait son nid

    Matériaux : laine-cachemire feutrée (épaisse, inextensible mais facilement résorbable :), et qui marque hélas facilement les griffures), laine à chevrons marine et caramel (plus souple), velours caramel clair (dernier vestige de bras de la tunique de moujik (cette veste m'a donc coûté un bras !)), doublure bamberg caramel, 6 boutons devant + 1 caché et 8 boutons manche, 2 épaulettes fines, 2 cigarettes en laine tricotée (tout ce que j'avais sous la main), fil bleu marine (puis 2eme bobine de fil encore plus marine pour les finitions visibles et cordonnet de soie pour les boutonnières. Y a pas à dire, le noir c'est plus simple).

    Petit à petit, l'escargot fait son nid

    Comme j'ai bien aimé la tête de la version de Tatihou, j'ai arrondi les côtés et ai donc du faire usage d'une parementure le long de cet arrondi.

    Petit à petit, l'escargot fait son nid

    J'ai également procédé à quelques modifications : taille remontée de 2cm, largeur des devants diminuée, ce qui implique des revers naissant plus haut et des boutons plus rapprochés, ajout de deux poches paysannes devant et d'une poche passepoilée pour le portable à l'intérieur, largeur et hauteur des épaules légèrement diminuées (0.7cm) pour éviter l'effet suivant :

    Petit à petit, l'escargot fait son nid

    Le syndrome Balmain : la femme qui a gobé un cintre à pantalon

    Voici le mode opératoire qui résume ce que j'ai fait (avec interversions après coup)  (pas forcément passionnant pour vous, mais ça me sert d'aide-mémoire) :
    - découpe des pièces avec 1cm de surplus (4cm pour les ourlets) et thermocollage
    - confection de la poche passepoilée interne
    - confection des 2 poches paysannes externes
    - couture côté-dos, devant-côté, épaules en résorbant l'embu du dos
    - crantage et ouverture des coutures au fer
    - pli des ourlets au fer
    - couture des parementures côté
    - couture du col :
        - couture pied de col et col, dessus et dessous. Découpe du surplus à 0.4cm, ouverture, surpiqûre de la partie marine (parce que surpiquer le velours, c'est laid)
        - couture des cols endroit contre endroit après avoir fixé la courbure du dessus de col
        - couture des parementures devant aux devants après avoir fixé la coubure des pointes de la parementure
        - couture de la parementure dos aux parementures devant
        - entaille des pinces de col devant sur 5cm
        - couture du col glissé entre eux aux devants et parementure devant
        - couture du pied de col dessous au dos et aux devant de chaque côté (en deux fois en commençant par le milieu), en fermant la pince dans la foulée de la couture
        - couture du pied de col dessus aux parementures
    - couture des deux parties de manche côté fente
    - couture des fentes de manche
    - couture de l'autre côté de la manche
    - assemblage des manches au corps de la veste en résorbant l'embu de la manche
    - fixation des cigarettes et épaulettes
    - couture fente de dos
    - découpe de la doublure
    - assemblage des dos-côtés-devants de la doulure
    - assemblage des deux parties de manche en doublure
    - fixation de la doublure aux fentes de manche
    - fixation de la doublure au bas de la veste et à la fente dos
    - couture des manches au corps de la doublure
    - couture de la doublure à la parementure dos
    - couture du devant gauche, à la doublure
    - retournement de doublure et couture à la main de sa jonction au devant droit autour de la poche intérieure.
    - surpiqûres à la main des poignets et bords de la veste
    - confection des boutonnières de manche, brodées s'il vous plaît, et couture des boutons
    - confection des boutonnières devant droites et de la boutonnière cachée à gauche, et couture des boutons

    YEE-HAAAAAH !

    Séquence flagellation :
      Toute à la résorption de l'embu, je n'ai pas fait attention à respecter la place des crans de milieu manche, qui se retrouvent plus d'un cm en arrière, et j'ai oublié d'adapter la longueur de ma tête de manche à la petite réduction opérée à l'épaule. Ça passe relativement inaperçu.
      Par contre, je ne sais pas comment ça s'est fait, mais le col est asymétrique d'1 cm!! Et ça se voit pas mal, il tire sur la partie gauche, tandis qu'à droite ça s'étale pépère. Je ne sais pas exactement où j'ai péché, et maintenant c'est irréparable.

    Petit à petit, l'escargot fait son nid


    Séquence boulettes :
      D'une façon que je ne m'explique pas non plus, la longueur de la doublure est juste. La largeur aussi d'ailleurs. J'ai pas mal rogné pour sauver willy. La prochaine fois j'augmenterai d'1cm mes relarges (soit 4 au dos donc 8 en tout et 1 de plus en bas).
      La doublure des manches était trop juste aussi malgré l'excédent ajouté. Et au montage de la manche au corps de la doublure, le verdict final et rageant de carrure trop étriquée est tombé. J'ai donc décousu les manches que j'ai coupées au dessus de la fente de manche, en fixant le moignon au tissu par un point lâche. L'emmanchure vide fait donc un peu misérable quand on se penche à l'intérieur, avec les morceaux de thermocollant blanc qui vous disent bonjour. On va dire que pour le moment elle attend son prince charmant.

    Petit à petit, l'escargot fait son nid

    Une photo du sinistre pour montrer que tout n'est pas qu'amour, gloire et beauté.

    Séquence regrets : Si c'était à refaire, je ferais
     -Toutes les supiqûres et boutonnières à la fin, pour faciliter la pose de la doublure.
     - Les boutonnières manches un peu plus bas et sur le côté car le tissu n'est pas très discipliné
     - Les poches un peu plus hautes car il a fallu leur retirer la valeur de surpiqûre
     - Le col en velours avec du thermocollant plus épais

    Séquence auto-congratulation
      A part ça je suis super contente des manches. Sur la veste en velours de l'an dernier j'avais coupé trop vite les excédents de l'emmanchure et m'en était mordu les doigts toute une après-midi en essayant de rattraper les dégâts. Là les épaules sont impec, le tissu choisi pour les manches est parfait, les boutons en bois sont chouettes.  
      Le "roulé" des revers est réussi et a été salué par une danse de la joie, dans l'incompréhension générale.
      J'ai essayé de nouvelles techniques : boutonnières brodées, tête de manche avec cigarette et épaulette, fentes doublées (objet d'un tutoriel demain).

    Petit à petit, l'escargot fait son nid

    Le mot de la fin


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  •   Il y a 3 ans de cela, je traversais une période moujik. J'habitais à la campagne, travaillais dehors, et heu, ben je devais être inspirée par le style "poète et paysan" façon Tolstoï, puisque j'avais pondu ça au jugé :

    Joue-la comme burda

    Balouba, kouloukou popov ?

      Le corps de la tunique n'était pas seyant pour un sou mais j'avais deux excuses à cela : le corps d'une tunique n'est pas tenu d'être seyant, et la petite taille du coupon dans lequel je n'ai pas pu couper comme j'aurais voulu.

      Vous noterez le travail des poignets qui est aussi le principal inconvénient de cette tunique, car tout habit dont les manches ne peuvent être retroussées est pour moi un habit mort. Pourquoi alors l'avoir fait me demanderez-vous ? C'est une question qui nécessiterait probablement d'être débattue quelques dizaines d'heures sur le divan d'un psychanalyste, luxe qui m'est interdit (je suis un pauvre moujik). Au lieu de ça, je continuerai probablement à faire des fringues un peu fofolles pourvu que leur confection soit riche d'attentes et de rebondissements. Vade retro, projet planplan au succès prévisible, Get behind me, Santa ! Enfin, quoique, dans la présente affaire Santa semble s'en être mêlé puisque la jupe qui a été tirée de la côte du moujik ne déparerait pas la fille du père Noël.

    Joue-la comme burda

    Vous ne rêvez pas, le petit Jésus a multiplié par 2 la moumoute !

      Pourquoi être allée déranger cette pauvre tunique qui dormait du sommeil du juste dans son armoire normande ? Eh bien pour relever le défi jupe du mois sur T&N ! Le mot d'ordre étant asymétrique, je m'étais finalement fixée sur un patron burda joliment drapé, et fus bien désappointée quand je m'aperçus que mon exemplaire du magazine était, lui, resté bien au chaud dans l'armoire normande. Qu'à cela ne tienne, burda, tu vas voir de quel bois je me chauffe (c'est à la vodka, foie de moujik !). Retroussant mes manches, enfin, non, pas possible ça, bref, j'ai sorti ma base de jupe et essayé d'interpréter le dessin technique: les deux pinces dos et surtout le plissé du devant.

    Joue-la comme burda

      J'ai donc manigancé la contruction des plis selon les lignes suggérées, fondu les pinces devant du patron de base là-dedans, remplacé le zip par deux boutons sur la ceinture, et procédé à un raccourcissement forcé que je ne regrette pas du tout.
      Il y a eu quelques frayeurs au premier essayage avec épingles, mais tout s'est ensuite bien passé. Voilà une bonne petite jupe pour cet hiver !


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